Les millésimes
Le millésime 2008
Le millésime 2008 a été marqué par une météorologie instable, qui a requis toute l'expérience des viticulteurs. Ils ont su se montrer vigilants dès le printemps et attendre le moment opportun pour récolter. Cette année, la vigne a pu profiter du retour de belles conditions à la mi-septembre. A partir du 14, le soleil et le vent du nord ont permis au raisin d'atteindre sa pleine maturité pour les vendanges. L’appréhension, sensible dans le vignoble, a alors laissé place au soulagement. Certains vignerons n'hésitent pas à qualifier de miraculeux ce retournement de situation tant attendu. Les viticulteurs, ayant porté une attention soutenue à leurs vignes, ont pu contenir le développement des maladies. Renonçant, comme l'an passé, à une partie de leur récolte au bénéfice de la qualité, les vignerons ont choisi de pratiquer un tri minutieux. Cette volonté, associée à des rendements modérés, a conduit à un volume de récolte inférieur à la moyenne. Il est encore trop tôt pour dresser le portrait définitif de ce nouveau millésime à peine mis en fûts. Cependant, aux vues des premières dégustations, les efforts consentis, conjugués aux bons auspices de dame nature, laissent entrevoir un millésime de belle tenue. Vins blancs Les vins blancs de 2008, francs et purs, sont caractérisés par une acidité prononcée, joliment équilibrée par une belle maturité. La complexité des arômes perçus trouve son pendant dans la vivacité et la fraîcheur exprimées en bouche. Ces vins puissants s'inscrivent dans la lignée des grands classiques de la Bourgogne. Vins rouges Les vins rouges sont la véritable révélation de ce millésime ! Des couleurs profondes, des arômes fruités, des tanins ronds et soyeux : ces vins concentrés et complexes offrent, d'ores et déjà, beaucoup de plaisir à ceux qui les dégustent. Bien structurés, ils présentent un beau potentiel de garde
Le millésime 2007
Avec ses belles vinifications et des
premières dégustations prometteuses, le millésime 2007 renoue avec l'esprit des
grands crus de Bourgogne.
Le sacrifice d'une partie de la récolte a
payé. Les viticulteurs qui ont su attendre pour vendanger et privilégier le tri
dès la vigne pour ne rentrer que les meilleurs raisins et fait des choix
réfléchis en vinification s'en sortent plutôt bien.
Après une année 2007 à la météo bien
capricieuse et un mois de juillet parmi les plus pluvieux de ces trente
dernières années, la partie n'était pas gagnée. Exceptionnellement, du jamais
vu depuis bien longtemps, cette année en Bourgogne, les bans de vendanges ont
été fixés très tôt au mois d'août. Pour des raisons liées à la précocité du
millésime. Ce qui a surtout laissé une grande latitude au viticulteur pour
choisir la meilleure date de vendange, une initiative souvent salvatrice. Les
Bourguignons ont donc fait preuve de beaucoup de maitrise et de patience dans
le choix des dates de récolte. Sans précipitation, ils se sont d'abord
concentrés sur les Crémant avant d'entamer le ramassage des premiers pinots
noirs, à la fin août. Chaque parcelle recevant toute l'attention qu'elle
demandait, ces vendanges se sont étalées sur près de trois semaines.
Plus étonnant encore, une pause a alors
été marquée avant la récolte des Chardonnay, qui ont pu profiter du retour du
soleil début septembre et atteindre une très belle maturité. Autre
particularité de cette campagne : « Mâcon et Chablis ont démarré en dernier et
en même temps, avant la mi-septembre. En matière de volumes, pour les rouges,
la récolte a été assez faible, alors que pour les Chardonnay, la récolte a été
normale », rapporte le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).
Des
vins de plaisir
À l'arrivée, selon les premières
dégustations du millésime 2007, la tendance du terroir bourguignon est de
sortir des vins à la fois très actuels et fidèles aux grands modèles classiques
de la Bourgogne. Ce millésime s'affiche comme expressif de la typicité du Pinot
Noir sur les grands terroirs de Bourgogne. Une extraction peu poussée a permis
de trouver de la rondeur et de l'élégance, autour d'arômes fruités et de tanins
soyeux. Avec une belle robe rouge cerise. Et pour cause, les vinificateurs ont
travaillé en cuverie, cherchant à trouver le juste équilibre entre couleur,
arômes et tanins.
Les consommateurs pourront apprécier des
vins de plaisir, des vins faciles et croquants. Ces vins, sophistiqués mais
accessibles, pourront se boire assez rapidement tant ils sont déjà agréables à
déguster. Quant aux amateurs, ils retrouveront l'esprit des grands Bourgognes
et le savoir-faire des grands vignerons. Un niveau d'exigence qualitative que
les vins de Bourgogne doivent atteindre pour ne pas surseoir à leur réputation
mondiale, nécessite année après année un travail minutieux dès la vigne,
particulièrement sur des années comme 2007 où il fallait avoir le cœur bien accrocher.
« L'expérience et le travail ont été récompensés. Modernisation des outils de
production, développement important des capacités commerciales. Ces dernières
années, les Bourguignons ont fait de gros efforts pour faire face à la
compétition mondiale et améliorer la qualité des vins sur tout le vignoble »,
estime le BIVB.
Le millésime 2006
Millésime 2006
Des vins de Bourgogne charmeurs Charmeur Tel est le qualificatif qui revient le plus lorsque l'on évoque le millésime 2006 en Bourgogne. Après une année marquée par une certaine "fantaisie" météorologique le travail des professionnels a payé. 2006, millésime prenant qui a exigé une attention de tous les instants, tant à la vigne que dans les cuveries, excelle sur les blancs et étonne sur les rouges. Les beaux jours de septembre ont permis d’obtenir une maturité parfaite tout en conservant un bon niveau d’acidité. Les vins se révèlent particulièrement agréables et aromatiques. Leur nez évoque de subtiles odeurs d’agrumes et de fruits frais accompagnées de senteurs florales tendrement épicées. Leur bouche, fraîche et parfois tendue, s’appuie sur une rondeur tout à fait appréciable. Harmonieux et d’excellente tenue, ils pourront s’apprécier dès leur jeune âge mais leur potentiel de garde étant réel, ils feront, à n’en pas douter, le bonheur des amateurs patients (5 à 10 ans). Ce sera pour la Côte de Nuits un millésime avec lequel il faudra compter. Droits et purs, ses vins sont d’une rare élégance. Leur indéniable qualité aromatique soulignée par un fruité hors du commun et leur étonnante complexité resteront dans les mémoires : Leur nez n’est que bouquet subtil de petits fruits, de fleurs et d’épices. Leur bouche, d’une grande précision et d’une réelle corpulence s’étoffe de tanins soyeux. De bonne tenue et dotée d’une indéniable persistance, elle s’assouplira rapidement. Millésime d’un grand classicisme, 2006 enregistre en Côte de Nuits un grand nombre de réussites.